
Une vue de la planète Mercure prise par la sonde spatiale américaine Messenger en 2008. (KEVIN DIETSCH / MAXPPP)
La planète Mercure n'a été survolée que deux fois par un engin d'origine humaine. Elle s'apprête jeudi 3 septembre à accueillir une nouvelle mission spatiale. Celle-ci s'appelle BepiColombo,une mission européenne et japonaise partie en 2018. Après des milliards de kilomètres parcourus pour se placer au mieux,elle s'est séparée avec succès de son module de voyage pour se rapprocher au plus près de Mercure. C'est la moins connue des planètes telluriques,celles qui sont faites de roches et de métaux,comme la Terre.
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Mercure n'est pas une planète pas très attrayante de prime abord. C'est une petite planète peu active qui "ressemble beaucoup à la Lune",résume Francis Rocard,astrophysicien au Centre national d'études spatiales (CNES).
Il explique qu'elle est très difficile à observer à distance : "Le télescope spatial Hubble par exemple est incapable d'observer Mercure pour des raisons de sécurité,parce que si Hubble pointe le Soleil,ça va détruire ses détecteurs". Et c'est pourquoi on envoie des sondes comme BepiColombo.
"On va aussi s'intéresser à ce qu'on appelle les 'hollows',c'est-à-dire des dépressions qui existent à la surface de Mercure et qui sont assez mystérieuses. Il y a des trous qui sont liés à des mécanismes de dégazage qu'on ne comprend pas très bien,et puis on va aussi étudier l'orbite de Mercure qui est une orbite très particulière",détaille l'astrophysicien. Si tout se passe bien,les opérations scientifiques de BepiColombo commenceront au printemps prochain.
