Reflet de l’accroissement des inégalités de patrimoine, le nombre des donateurs baisse mais le volume total des dons augmente, boosté par les sommes considérables versées par des mécènes individuels de plus en plus riches, explique le professeur canadien dans un entretien au « Monde ».
Sylvain A. Lefèvre est docteur en science politique et professeur à l’université du Québec à Montréal. Il est coauteur,avec Anne Monier,du livre Philanthropes en démocratie (PUF,2021).
Aujourd’hui,une « philanthropie de la confiance » milite pour l’arrêt d’une évaluation à base d’indicateurs quantitatifs. Elle regroupe des fondations classiques qui parlent davantage de justice et moins de charité,comme la Fondation Ford. A partir de l’élection de Donald Trump,cette dernière a été classée plus à gauche parce qu’elle soutenait le mouvement Black Lives Matter. Ce courant attire aussi des personnalités plus atypiques comme Marlene Engelhorn,l’héritière autrichienne du groupe chimique BASF,qui a créé une sorte de miniconvention citoyenne avec des personnes tirées au sort pour redistribuer sa richesse.
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