Affaire de Bétharram : la ligne de crête d’Hélène Perlant, la fille de François Bayrou

Jusqu’alors, l’aînée du premier ministre avait mis tout en œuvre pour échapper à l’assignation patrimoniale. Si elle est sortie de l’ombre en tant que victime, son témoignage lui a valu d’être rattrapée par la politique, alors que le rôle de son père est questionné.

Science May 15, 2025 IDOPRESS

Hélène Perlant,fille de François Bayrou,à Paris,le 24 avril 2025. SEBASTIEN CALVET / MEDIAPART Elle nous attend sur une petite place arborée,frêle silhouette vêtue de noir,cascade de cheveux roux attachés en arrière. Hélène Perlant a beaucoup hésité à rencontrer Le Monde ; un soir d’orage intérieur,elle a même annulé le rendez-vous fixé avant de se laisser de nouveau convaincre. C’est une femme inquiète que l’on suit dans un restaurant situé à proximité du lycée dans lequel elle enseigne à Bordeaux depuis vingt-trois ans.

Elle choisit une table à l’écart des regards et des oreilles indiscrètes. Les mots se bousculent pour évoquer « la violence » de l’exposition médiatique à laquelle elle a consenti,le 22 avril,en se présentant en victime des violences au sein de l’établissement catholique privé Notre-Dame de Bétharram,dans les Pyrénées-Atlantiques,sans en mesurer forcément les effets.

Regarder sa « gueule » à l’écran,ces traits qui ressemblent tant à ceux de son géniteur,devoir se soumettre,à 53 ans,à des questions auxquelles elle n’avait pas envie de répondre,voir ses déclarations promptement résumées au constat qu’elle a contredit son père l’a complètement « déprimée ». « Face à un problème d’une telle ampleur,je ne suis là ni pour le couvrir ni pour le soutenir,ce n’est pas mon rôle,affirme-t-elle avec force. J’ai un sentiment d’échec professionnel,j’avais beaucoup de choses à dire. »

Il vous reste 84.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Restez à jour avec les dernières nouvelles mondiales en matière de technologie informatique sur Global News
© Frontière du Congo politique de confidentialité