
75% des cultures vivrières de l’humanité dépendent de la pollinisation. (Picture alliance / Getty Images)
La danse des abeilles vient d'être étudiée en détail par des chercheurs de l'université de San Diego,en Californie. Leur étude révèle un comportement étonnant : les abeilles danseraient mieux lorsqu'elles sont observées.
Pour produire une cuillère à café de miel,20 abeilles auront travaillé toute leur vie,chacune ayant butiné environ 10 000 fleurs. Un véritable travail de fourmi,qui exige des hyménoptères une importante efficacité.
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C'est dans cette quête de productivité que les abeilles ont mis au point une danse,que la science a mis longtemps à décrypter,et qui leur permet,une fois revenues à la ruche,d'indiquer à leurs congénères la position des meilleures fleurs. L'orientation des pas par rapport au soleil indique la direction à suivre tandis que leur amplitude renseigne sur la distance à parcourir.
Or,les entomologistes viennent de découvrir que,pour rendre cette danse codée encore plus efficace,l'abeille ne danse pas comme si personne ne la regardait. En réalité,elle adapte sa chorégraphie à son audience afin de transmettre son message plus efficacement.
Elle cherche également davantage d'attention lorsque l'audience est constituée d'abeilles jeunes et inexpérimentées,afin que ces dernières se concentrent sur le message transmis.
Cette étude montre que,chez les abeilles comme ailleurs,la précision d'une information dépend principalement de son audience,et pas uniquement de la motivation de celui ou celle qui la transmet.
Cette stratégie de communication efficace constitue un véritable enjeu : la pollinisation conditionne près de 75% des cultures vivrières de l'humanité. Or,depuis les années 1980,entre un tiers et la moitié des abeilles et autres pollinisateurs ont disparu,principalement en raison des pesticides.
