L’avocate Sophie Thonon-Wesfreid explique au « Monde » les différences entre les systèmes français et argentin. Les deux rugbymen encourent une peine allant jusqu’à vingt ans de prison, s’ils sont reconnus coupables par la justice.

Les joueurs de rugby français Hugo Auradou (en bas,deuxième à gauche) et Oscar Jegou (en haut,deuxième à droite) escortés par la police,à Mendoza,en Argentine,le 11 juillet 2024. PABLO BETANCOURT / AFP Sophie Thonon-Wesfreid a été l’avocate de plusieurs familles de « disparus » français pendant les dictatures argentine et chilienne. Elle a aussi été l’avocate de l’Etat argentin dans la procédure d’extradition visant l’ancien policier argentin Mario Sandoval,condamné en décembre 2022. Elle apporte pour Le Monde son éclairage sur le fonctionnement de la justice argentine,dans l’affaire des rugbymen français Oscar Jegou et Hugo Auradou,inculpés pour viol aggravé et placés en détention provisoire à Mendoza.
Ensuite,le droit argentin prévoit différentes circonstances aggravantes,qui accentuent la peine. Dans l’affaire des rugbymen français,on parle d’abus sexuel avec deux facteurs aggravants. Le premier est ce que le droit argentin appelle « le rapport charnel »,c’est-à-dire une pénétration par voie vaginale,anale ou orale,ce qui correspond à la définition judiciaire du viol en Argentine. Le deuxième facteur aggravant est la réunion,quand le crime est commis par deux personnes ou plus.
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