Les organisations d’employeurs ont auditionné les responsables des principales forces politiques en lice pour les législatives, jeudi 20 juin. Deux interventions, celles du Rassemblement national et du Nouveau Front populaire, étaient particulièrement attendues, tant leurs programmes inquiètent les milieux patronaux.
Le parti d’extrême droite a fait évoluer son programme économique en fonction de l’évolution de son électorat, aux dépens de toute cohérence idéologique ou doctrinale, explique, dans un entretien au « Monde », le spécialiste du populisme.
Une arrivée au pouvoir du RN ne devrait pas grand-chose aux patrons, mais ceux-ci sauront s’en accommoder, explique l’historien Hervé Joly, dans un entretien au « Monde ».
Depuis le choc politique du 9 juin, de plus en plus de chefs d’entreprise disent – en coulisse mais aussi en public – s’accommoder d’un possible gouvernement Rassemblement national plutôt que d’une coalition de gauche au pouvoir.
Pouvoir d’achat, retraites, croissance… L’alliance de gauche se retrouve en terrain connu : celui d’un affrontement gauche-droite. Elle compte porter un message social à destination d’une France « affaiblie » par sept années de libéralisme.
Certaines banques proposent cette année des crédits à 0 % aux étudiants. Les tensions liées aux incertitudes politiques n’ont pour l’heure pas d’impact sur ces offres.
La majorité sortante reproche au Rassemblement national et au Nouveau Front populaire des programmes aux dépenses astronomiques, tandis qu’en retour, eux accusent le gouvernement d’avoir creusé la dette.
Le taux de vacance dans les petites entreprises est près de trois fois supérieur à celui des entreprises de plus de dix salariés, apprend-on dans une étude du 19 mai du ministère du travail. Ces emplois non pourvus concernent des secteurs et profils très différents.
A l’appel de l’intersyndicale, des journalistes, employés, ouvriers de l’imprimerie ont cessé le travail, empêchant la diffusion du journal en kiosque, vendredi 21 juin. Au cœur des revendications, des questions salariales, mais aussi stratégiques alors que le titre de presse français le plus diffusé s’est porté candidat à l’obtention d’une fréquence TNT.
La mère, le père et une sœur de Quentin Lebrun ont été condamnés, jeudi, pour financement de terrorisme, tout comme les parents de sa femme radicalisée. Leur sort illustre l’aveuglement de certains parents de djihadistes.
