Au moment où un texte porté par Gabriel Attal proposant de pénaliser plus durement les jeunes délinquants est présenté aux députés, l’historienne Véronique Blanchard, spécialiste de l’enfance et de la jeunesse, rappelle, dans un entretien au « Monde », que l’approche répressive en matière de délinquance des mineurs a longtemps été privilégiée à l’approche éducative par les pouvoirs publics, sans succès.
Un gardien de prison passe devant les fenêtres des cellules des détenus de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille,le 4 mars 2019. BORIS HORVAT/AFP Alors que la proposition de loi du chef de file des députés Renaissance,Gabriel Attal,visant à durcir la justice à l’égard des mineurs,doit être examinée à l’Assemblée nationale à partir du mercredi 12 février,l’historienne Véronique Blanchard,enseignante-chercheuse à l’université d’Angers et autrice notamment,avec Mathias Gardet,de Mauvaise graine. Deux siècles d’histoire de la justice des enfants (Textuel,2017),estime que « notre société pourrait faire un autre choix,celui de l’accompagnement,de l’éducation et du temps ».
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